Cassons un peu les codes de la critique du dernier Batman. Ne commençons pas par le Joker, mais par Gotham City.
Oui, la grande déception de ce film est là: la cité crépusculaire capitale du crime n'a plus d'âme, dans le dernier opus de Nolan. Disparu le cachet 50s renvoyant à la série animée - époque Minikeums - disparu le métro aérien circulant au pied des immeubles circa Metropolis de Batman Begins... Cette fois ci c'est Batman débarque à Miami, et c'est criant dès le premier plan aérien.
DOMMAGE.
Bon les satisfactions, now. Christian Bale est une tête à claque. Visiblement, d'après Goyer et Nolan, Bruce Wayne aussi. Pourquoi pas. Il est gâté, méprisant, arrogant, un peu binaire. Bruce Wayne n'est pas un intello. Ainsi soit il.
Passons sur Maggie Gyllenhal qui joue bien mieux Katie Holmes que Katie Holmes elle-même, un comble! Ralentissons sur le bluff joué par la prod, avec la non promo de Double Face. Comme pour mieux nous la mettre dedans, la face. Le maquillage est mort, vive l'animation.
Le Joker. Ah hahahaha! Le Joker. Il est beau, il est fort, il est drôle, il est gore. Je pense que tout le monde s'en contre-tape que je me fichasse de qui que ce soit sous le maquillage, et que d'après moi c'est Le Joker qui est trop fort, pas Heath Ledger. "Et puis il n'a pas de plan, le Joker, il est dans l'action."
Les monologues moralistes ou anti des personnages peuvent paraître bidons au départ, puis peu à peu, ils deviennent cohérents... Ouf.
Préparer des fous rires nerveux pour une ou deux scènes bien brutales, et 2h30 devant vous pour plonger dans un film grand, balèze, solide, sans peur, et surtout sans reproche possible. Respect.
Edit: Ow ow ow, je parle de Frank Miller dans le titre, alors pour que ce ne soit pas vain, précisons que pour une petite histoire de copieurs de Batman, une autre de citoyens auto justiciers, on se dit que Goyer a peut être bien lu le Dark Knight de Miller. C'est peu comme référence, mais c'est déjà bien.
mardi, août 19, 2008
The Dark Knight - sans Frank Miller, mais avec un peu quand meme: l'alter critique
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